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Tome second.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 355

tées par fa femme , communément suivie deplusieurs enfans. Si un fantassin a des parensou des affaires dans farinée ennemie, il y passefans inquiétude, & rejoint ensuite ses drapeaux,fans trouver la moindre opposition à son re-tour.

L’action n’est pas mieux dirigée que fes pré-paratifs. La cavalerie qui fait toute la force desarmées Indiennes, oìi l’on a un mépris décidépour l’infanterie, charge assez bien à l’arme blan-che, mais ne soutient jamais le feu du canon oude la moufqueterie. Elle craint de perdre feschevaux, la plupart Arabes, Persans, ou Tar-tares , qui font toute leur fortune. Ceux quicomposent ce corps, également respecté & bienpayé , ont tant Rattachement pour leurs che-vaux , qu’ils en portent quelquefois le deuil.

Autant les Indiens redoutent l’artillerie enne-mie, autant ils ont confiance cn la leur, quoi-qu’ils ignorent également, & la maniéré de latraîner, & celle de s’en servir. Leurs canons,qui ont tous des noms pompeux, & qui font laplupart d’une grandeur gigantesque, font plu-tôt un obstacle qu’un instrument de victoire.

Ceux qui ont l’ambition de se distinguer,S’enivrent d’opium , auquel ils attribuent la vertuRéchauffer le sang, & de porter l’ame auxactionshéroïques. Dans cette ivresse passagère, ils reflsemblent bien plus, par leur habillement L par