PHILOS. ET POLITIQUE.
y fut délibéré, si l’on n’évacueroic pas uneisleautrefois si florissante. Cette calamité y avoitbeaucoup diminué; Iorsqu’en 1763 , elle fe fícsentir à la Martinique. Les maux que ces in-sectes ont causé k plusieurs parties de la colo-nie , font inexprimables. Toutes les plantesutiles y ont péri ; les quadrupèdes n’ont pu ysubsister; les plus gros arbres ont été tellementinfectés que les oiseaux les moins délicats nes’y reposoient plus. Ce n’étoit pas fans les plusgrandes précautions qu’on empêchoit que lesenfans ne fussent dévorés ; que les femmes par-venoient k faire leurs couches; que les hommespouvoient vivre. On craignoit que cette espèceinnombrable & dévorante n’envahît la Marti-nique entière. Heureusement un germe de des-truction si effrayant, s’est arrête', & paraît ten-dre d’une manière sensible à son anéantisse-ment ; mais les terres imbues de ce venin ferefusent k la culture du sucre, & ne se prêtentqu’k celle du cassé.
Antérieurement k ce malheur , les observa-teurs, qui connoissoient le mieux la colonie, s’ac-cordoient tous k dire, que ses cultures étoientsusceptibles d’augmentation, & que Augmen-tation pouvoit-être k peu-près d'un quart. Sasituation actuelle éloigne prodigieusement de ltdouces espérances.
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