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HISTOIRE
dernière guerre, on y a fait couler k fond lescarcasses de plusieurs navires. On a relevé cesbâtimens : mais il reste beaucoup de dépensesà faire , pour voir disparaître les amas de sa-ble qui s’étoient élevés autour d’eux , ’& pourremettre les ctiofes dans l’état où elles étoient.Ces travaux ne souffriront,, ni délai, ni retar-dement ; puisque le port, quoique d’unc gran-deur médiocre, est le seul où les vaisseaux detous les rangs puissent hyverner ; le seul où ilstrovveront des mâts, des voiles, des cordages,& une grande facilité k fe procurer de l’eauexcellente qui y arrive de plus d'une lieue ,par un canal très bien entendu.
C’est k son voisinage que l’assaillant fera tou-jours son débarquement , fans qu’il. soit possi-ble de l’en empêcher , quelques précautionsque l'on prenne. La guerre de campagne qu’onpourrait lui opposer ne ferait pas longue; &l’on ferait bientôt réduit k. s’enfevelir dans des.fortifications.
Autrefois elles fe réduifoient k celles du FortRoyal, où l’ignorance avoit fait enfouir fousune chaîne de montagnes des dépenses extra-vagantes. Tout Part des habiles Ingénieurs,n’a pu donner une grande force de résistanceà des ouvrages construits au hazard par l’in-capacité môme , fans aucun plan suivi. II afellu fe borner k ajouter un chemin couvert »