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Tome cinquieme.
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PHILOS. ET POLITIQUE. p s

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truire des Forteresses & non d’en construire;ou plutôc il ne lui convient d’élever que deces remparts ailés & mobiles qui vont porterla guerre , au lieu de l’attcndrc. Toute Puis-sance qui aspire au commerce , aux colonies ,doit avoir des vaisseaux qui enfantent des hom-mes & des richesses, qui augmentent la po-pulation & la circulation ; tandis que des bas-tions & des soldats ne servent qu’à consumerdes forces & des vivres. Ce que la Cour deVersailles peut se promettre des dépenses qu’el-le a faites à la Martinique ; c’est que fi cetteiíle est attaquée par le seul ennemi qui soit àcraindre, on aura le tems de la secourir. Legénie Atiglois va lentement dans les sièges. IImarche toujours en règle. Rien ne le détour-ne d’achever les ouvrages d’où dépend la fu-reté des assaillans. La vie du soldat lui est plusprécieuse que le tems. Peut-être cette maxi-me, si sensée en elle-même, n’est-elle pas bienappliquée dans le climat dévorant de l’Améri-que ; mais c’est la maxime d’un peuple chezlequel le soldat est un homme au service del’Etat, & non pas un mercénaire aux gagesdu Prince. Quoi qu’il en soit du fort à venirde la Martinique, il est tems de connoître lefort actuel de la Guadeloupe.

Cette isle, dont la forme est fort irréguliè- Xrv.rc, peut avoir quatre-vingts lieues de tour.