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Tome cinquieme.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 109

secours d’hommes, d’armes, de vivres, qui ar-rivoienc en vingt-quatre heures dans les au-tres colonies, avec une certitude morale den’étre pas interceptés , malgré la force & lamultiplicité des escadres destinées à traversercette communication.

Ce n’étoit pas tout. De nombreux essaims decorsaires sortis de ses ports , réduisaient lecommerce de la Grande - Bretagne à ne mar-cher que sous convoi ; & comme les convoisne pouvoient se succéder assez régulièrementpour former un approvisionnement continu. ìiun climat bù. le comestible ne peut se garderlongtems, lès ilìcs Angloises étoient souventréduites Ì une grande disette. Les provincesde l'Amérique Septentrionale cherchoient, ilest vrai, à remplir ce vuide ; mais comme lepeu de prix de leurs cargaisons ne comportoitpas la précaution d’un convoi, l'armateur Fran-çois pouvoit s’assurer par la petite guerre, deuxcinquièmes fur leur navigation aux coloniesméridionales. Aussi la vigilance & l’habiletédes Anglois n’ont pas empêché que les cor-saires de la Martinique n’aient pris durant ladernière guerre quatorze cens bâtimens.

Tous ces avantages de la Martinique , aux-qucls la.Guadeloupe avoit une part accessoire,

& qui contribuoient beaucoup à l’approvifion-nement des deux iíles, & à la ruine de cellesTome T r . * 0*