PHILOS. ET POLITIQUE. Ht
nombre de ruisseaux. Le désir le plus vif deícs habitans , se roi c de faire ouvrir un canaldepuis ia ville jusqu’au mouillage ; ce qui pré-viendroit la difficulté des charrois. S’il étoitraisonnable de faire une place de guerre sur lacôte de l’Ouest, Léoganc mériteroit la préfé-rence. Elle est affile sur un terrein uni ; rienne la domine, & les vaisseaux ne peuvent Pin-sultcr. Mais pour la mettre à l’abri d’un coupde main, il faudroit Penvelopper d’un rempartde terre, avec un fossé profond qui fe rempli-roit d’eau fans les moindres frais. Cette dé-pense ne coûteroit pas , à beaucoup près, au-tant que les travaux qui ont été entrepris auPort-au-Prince. On va voir avec quel succès.
La première partie de l’ifle que les Françoiscultivèrent, fut celle de POuest , comme laplus éloignée des forces Espagnoles, qu’on a-voit alors à craindre. Située au milieu des cô-tes qu’ìls occupoient, ils y établirent le siègedu Gouvernement. On le fixa d’abord au pe-tit Goave, dont la stérilité & le mauvais airdégoûtèrent dans la fuite. Léogane qui le rem-plaça, fut sacrifiée à son tour au Port-au-Prin-ce, qui devint en 1750. le séjour d’un Conseilsupérieur, du Commandant-Général & de Pin-tendant.
Une ouverture d’environ quatorze cens toi-les, prises en ligne directe, dominée de deux