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HISTOIRE
nication exclusive avec leurs colonies, commeun dédommagement excessif des dépenses faitespour les former , à faire pour les conserver.Tel a toujours été le système de i’Europe àl’égard de l’Arnérique.
La France ne s’en étoit jamais écartée, lors-qu’une homme de génie, fort connu par déten-due de ses idées , par l’énergie de ses expres-sions , a voulu tempérer la rigidité de ce prin-cipe. Recevoir de Pétranger les marchandisesque la métropole ne peut fournir que difficile-ment k un prix excessif, c'est augmenter, a-t-ildit , dans les colonies, une prospérité qui re-flue tôt ou tard dans la patrie principale , kqui elles envoyeront plus de denrées, à quielles offriront un plus grand débouché pour sesproduátions. Au bruit de cette opinion, uneallarme universelle s’est répandue dans tousles ports de la monarchie. On a crié que cetteconcurrence blefferoit les droits les plus sacrésde l’état, qu’elle tariroit les principales sour-ces de son opulence.
Cette contestation à beaucoup occupé les es-prits ; mais on ne l’a point envisagée fous l’af-£ect le plus important. Les combattans, Sc lepublic qui les a jugés, ne songeant qu’aux in-térêts de la culture & du commerce, ont perdude vue le grand objet politique, qui est la con-servation des colonies. Or, on risquerait d@
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