^hilòs. et politique. 225
une opinion qui choquera tant d’intérêts, tantde préjuges, pourroit être contestée, il con-vient dé la fonder fur des principes dévelop-pés.
Les ìsles Françoifes fournissent k leur mé-tropole , des sucres, dst cassé , du coton , del’indigo , d’autres denrées , dont elle consom-me une' partie , & verse l’autre chez l’étran-ger , qui lui donne - cn échange de l’argent ostd’autres marchandises dont elle á besoin.- Cesmômes iíles reçoivent à leur tour de la métro-pole , des vêtemens § des subsistances, des inf-trumens de culture. Telle est la double desti-nation des colonies. Pour qu’elles puissent laremplir , il faut qu’elles soient riches. Pourqu’elles soient richès , il faut qU’ellés obtien-nent une grande abondance de productions j& qu’elles cn aient le débit au meilleur prispossible. Pour que ce débit porte ces produc-tions au plus haut prix 4 il faut qu’il soit leplus grand possible. Pour qu’il puisse Être leplus grand possible , il faut qu’il jouisse de laplus grande liberté possible. Pour qu’il jouissede la plus grandé liberté possible , il'faut que"cette liberté ne soit grevée d’astcunes formali-tés , d’aucunes dépenses , d’aucuns travaux sd’aucunes charges inutiles; Ces vérités dé^montrées par leur intime liaison , doivent dé-cider s’ii est avantageux que les production»
Tonn V. x