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Tome cinquieme.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 235

mièrc obscurité. Mais cette classe d’hommesexpatriés ne devroit point avoir d’influencedans une administration qu’on laisserait aux pro-priétaires, nés la plupart dans les colonies ■:puisque la justice fuit naturellement la pro-priété , & que personne n’a plus d’intérét &de droit au bon Gouvernement d’un pays queceux k qui la naissance y donne de plus gran-des possessions. Ces créoles qui naturellementont de la pénétration, de la franchise, de \’é~lévation, un certain amour de la justice quinaît de ces belles qualités ; touchés des mar-ques d’estimé & de confiance que leur donne-rait la métropole, en les chargeant du foin derégler l’intérieur de leur patrie, Rattacheraientà ce fol fertile, fe feraient une gloire, unbonheur de l’embeílir, & d’y créer toutes lesdouceurs d’une société civilisée. Au milieu decet éloignement pour la France, dont le re-proche est un accusation de dureté contre sesMinistres, on verrait naître aux colonies cetattachement que la confiance paternelle inspiretoujours à des enfans. Au lieu de cet em-pressement secret qui les fait courir durant laguerre au-devant d’un joug étranger, on lesverrait multiplier leurs efforts pour prévenirou pour repousser une invasion. Si la crainteretient les hommes fous les yeux d’un Maîtrepuissant & terrible , il n’y a que Paniour qui

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