PHILOS. ET POLITIQUE. 2ZA
de partie de ses greniers étoient approvision-nés par les champs qui bordent la mer Bal-tique.
L'industrie étoit encore moins avancée quel’agriculture. Elle se réduisoit à des ouvragesde laine. On les avoit multipliés depuis quel-ques années que ^exportation de la matièrepremière étoit défendue : mais un peuple in-sulaire , qui sembloit ne travailler que pourlui , n’avoit pas su donner à ses étoffes , lesagrémens du luxe, que le goût imagine pourle débit & la consommation. Elles aboient re-cevoir la teinture & le lustre en Hollande ,d’où elles circuloient dans toute l’Europe , &repassoient même en Angleterre.
La navigation occupoit à peine dix millematelots. Ils étoient au service des compa-gnies exclusives, qui s’étoient emparées de tou-tes les branches de commerce , fans en excep-ter celle des draps , dont les autres ensemblene formoient qu’un dixième dans la masse desrichesses vénales de la nation. Celles-ci se trou-voient ainsi concentréee dans les mains che troisou quatre cens personnes, qui s’accordoicntpour fixer à leur profit le prix des marchandi-ses , soit k l’entrée soit à la sortie du Ro-yaume. Le privilège de ces monopoleursfc’exerçoit dans la capitale, où la Cour vendoitics provinces. Londres seul, avoit Lx fois plus