PHILOS. ET POLITIQUE. 251
qu’ils ne souffriront pas qu’on donne la moin-dre atteinte à cette maxime fondamentale. Ceserment doit empêcher les Commandans de tra-hir la métropole en faveur des iíles, qui,.char-ge'es de régler, de payer les appointemens d’unGouverneur, peuvent mesurer leurs libéralitésfur fa complaisance.
D’un autre côté, cette forte de dépendancetempere l’orgucil du Commandant, & doit enréprimer la tyrannie. Les Commissaires desplantations, ont souvent attaqué devant le Par-lement , une prérogative qui resserroit leur au-torité. Malgré les inconvéniens qui pouvoienton rclulter, il a toujours respecté ce droit sa-gement établi. Craignant avec raison la cupi-dité qui fait franchir les mers ; il a décernecontre les hommes en place qui violeroient lesloix des colonies , les peines infligées en An-gleterre aux infracteurs des libertés nationales.
Ce n’étoit pas assez de ces précautions pourla sûreté des colons , que la nation chérit &protégé, comme les enfàns de fes en fans. Cha-que colonie a un ou plusieurs Députés dans lamétropole. Leurs fonctions font importantes.Elles tendent à prévenir les abus du pouvoirdes Commandans ; k solliciter le corps législa-tif pour l’amélioration & la défense des éta-blissemens dont ils répréfentent les droits &les besoins; à combiner Pintérêt particulier du