HISTOIRE
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vantageusement de ce sacrifice nécessaire. Si lcspectacle de la fortune de l’Angleterre encou-rageoit d’autrcs nations k cultiver, du moinspour leur consommation, elle s’ouvroit de nou-veaux débouchés qui remplissoient le vuide desanciens. Le seul malheur qu’elle éprouva dansune longue fuite d’annéés; cc fut de voir beau-coup de fës cargaisons enlevées & vendues kvil prix par des Corsaires François. Le culti-vateur cn ressentoit le double inconvénient deperdre une partie de ses sucres, & de n’en dé-biter l’autre qu’au-dessous de fa valeur.
, XL. Malgré ces pirateries passagères, que le cal-diminua la me de la paix faisoit toujours cesser, la cul-Scs^iísés 6 ture “ S ’ accrut de plus en plus dans les iíles An-Angloisc*. gloises. Des Etats qui passent pour exacts, té-moignent que vers l’an 1680, elles n’envoyoientannuellement en Europe que 50002 barriquesde sucre, chacune du poids de dou^e cens li-vres. Leurs expéditions de 1708 jusqu’en 17x8,furent par année de 53439. Depuis 1718 jus-qu’en 1727 , elles monterent à 68931, & k93889 les fix années suivantes. Mais depuis1733 jusqu’en 1737,elles descendirent k 75695;& les années suivantes, elles se fixèrent k 70000barriques.
D’où venoit cette diminution? De la Fran-ce. Ce Royaume qui, par fa situation locale& par le génie actif de ses habitans, devroit
être