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Tome cinquieme.
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PHILOS. ET POLITIQUE. 265

grande, n’a ni les mêmes ressources, ni la mê-me importance.

Cette iste qui se borne à vingt milles deJong , fur une largeur considérable, fut trou-vée tout-à-fait déserte par le petit nombrede François qui s’y réfugièrent, lorsqu’en 1629ils furent chassés de Saint - Christophe par lesEspagnols. Lc défaut de sources qui, fans dou-te, avoir empêché les sauvages de s’y établir,en fit sortir les nouveaux réfugiés, aussi - tôtqu’ils purent regagner leurs premières habita-tions. Quelques Anglois, plus entreprer.ansque les François & les Caraïbes, fe flattèrentde surmonter ce grand obstacle, en recueillantdans des citernes l’eau de pluie ; & ils s’y fixè-rent. On ignore en quelle année précisémentfut commencé cet établissement ; mais il estprouvé qu’au mois de Janvier 1640, on y vo-yoit une trentaine de familles.

Ce nombre n’étoit guère augmenté , lorsquele Lord Willoughby, à qui Charles II. venoitd’accordcr la propriété d’Antigoa, comme sonPère avoit donné autrefois celle de >a star badeau Comte de Carliflc, y fit passer à fes frais cn1666 , un assez grand nombre d’habitanç. Letabac , l’indigo, le gingembre , qui seuls lesoccupoient, ne les auroient jamais vraisembla-blement enrichis, si le Colonel Codringtoníi’eùt porté en 1Ó80 dans Piste, qui étoit, ren-

XLir.

Etablisse-ment desAngîois àAnrigoa,