PHILOS. ET POLITIQUE. 285
cruels encore, ces fonds devinrent la base d’u.ne nouvelle opulence, par la facilité qu’ilsdonneront d’ouvrir un commerce interlope avecdes possessions Espagnoles. Cette veine de ri-chesse alla toujours croissant, & fur - tout versla fin du siècle. Des Portugais, avec un ca-pital de trois millions, dont le Souverain avoitavancé les deux tiers, s’engagerent, en 1696,h fournir aux sujets de la Cour de Madrid ,cinq mille noirs, chacune des cinq années quedevoit durer leur traité. Cette Compagnie ti-ra de la Jamaïque, un grand nombre de cesesclaves. Dès-lors, le colon de cette ille eutdes liaisons suivies avec le Méxique & le Pé-rou; soit par ^entremise des Agens Portugais;soit par les Capitaines de ses propres vaisseauxemployés à la navigation de ce commerce.Mais, ces liaisons furent un peu rallenties,par la guerre de la succession au trône d’Es-pagne.
A la paix, le traité de l’Assiento donna desallarmes à la Jamaïque. Elle craignit que laCompagnie du Sud , chargée de pourvoir deNègres les colonies Espagnoles , ne lui fermâtentièrement le canal & la route des mines d’or.Tous les efforts qu’elle fit pour rompre cet ar-rangement , ne changèrent point les mesuresdu Ministère Anglois. II avoit sagement pré-vu que l’activité des Assientistes, donneroic u-