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HISTOIRE
baissa graduellement de prix ; & le gingembrepassa peu-k-peu de mode. Après avoir eu unevaleur assez considérable, il tomba vers la findu dernier siècle à dix francs le cent. Bien-tôt on n'en voulut plus ; & la culture en futà-pèu-près généralement abandonnée, si ce n’està la Jamaïque.
A compter depuis les treize dernières an-nées, on trouve que cette iste en a fourni paran , une exportation de 649,865 livres pesant.La plus grande partie a trouvé fa consomma-tion dans les possessions Britanniques. Le restea été vendu dans le Nord , à un prix qui nesauroit tenter les colonies où le terrein n’est*pas comme k la Jamaïque, commun & peu pré-cieux.
Outre le gingembre, cette isle fournit à l’Eu-rope, une assez grande quantité de piment. IIy en a de plusieurs espèces, plus ou moins for-tes, plus ou moins piquantes. L’arbre qui pro-duit l’espèce de piment , connue fous le nomde poivre de la Jamaïque, croît ordinairementsur les montagnes, & s’éleve k plus de trentepieds. II est très-droit, d’une grosseur médio-cre, & couvert d’une écorce grisâtre, unie &luisante. Ses feuilles ressemblent en tout, àcelles du laurier. A l’extrêmité de ses bran-ches , naissent des fleurs auxqucls succèdentdes grappes, un peu plus grosses que celles dy