300
HISTOIRE
fut employée k la construction des édifices, àrachat des esclaves, des ustensiles, de tous lesmeubles nécessaires aux habitations naissantes.Tout changea de face. Bientôt, il sortit de laJamaïque une grande quantité de sucre, &d’un sucre supérieur à celui des autres iílesAngloises. Sa culture n’a jamais diminué, nonpas même lorsqu’on lui a associé celle du cassé.
Ce précieux arbrisseau, tiré des Indes orien-tales , enrichissoit les établissemens Hollandois& François de P Amérique, avant que les iílesAngloises songeassent à se l’approprier. Enco-re n’y a-t-il que la Jamaïque qui l’ait adop-té; mais elle suffira pour en fournir dans peude tems, tout ce que l’Empire Britannique enpeut consommer. La métropole l’a encoura-gée h ce genre de culture, quand elle a régléque les cassés de Pétranger payeroient en en-trant dans ses domaines six livres par quintalde plus, que le cassé provenant du cru de sescolonies.
Les Commissaires des Plantations disoient,en 1734, k la Chambre des Pairs, que les pro-ductions de la Jamaïque , importées l’annéeprécédente en Angleterre, ne montoient qu’à12,138,748 livres, 1 fol, 6 deniers. Leur va-leur s’est élevée depuis k 15,300,000 liv. Cerevenu est formé par vingt-cinq mille barri-ques de sucre, par deux mille lacs de coton,