PHILOS. ET POLITIQUE. 333
ne. Toute la culture consistoit en trois su-creries, & cinquante-deux jndigoteries.
Tout changea de face vers Pan 1714, & cechangement fut l’ouvrage de la Martinique.Cette iíle t jettoit alors les íondemens d 5 unesplendeur qui devoir étonner toutes les nations.Elle envoyoit à la France des productions im-menses, dont elle étoit payée en marchandisesprécieuses. Elle portoit ce qu’elle avoit reçude plus riche , aux côtes Espagnoles. Ses bâ-timens touchoient en route à la Grenade,poury prendre des rafraîchissemens. Les corsairesmarchands qui se chargeoient de cette naviga-tion, apprirent à cette iíle le secret de fa fer-tilité. Son fol n’avoit besoin que d’être misen valeur. Le commerce rend tout facile. Quel-ques négocians fournirent les esclaves & lesustensiles pour élever des''sucreries. Un comp-te s’établit entre les deux colonies. La Gre-nade se libéroit peu-à-peu avec ses riches pro-ductions ; .& Ia solde entière alloit - se termi-ner, lorsque la guerre de 1744, interceptantla communication des deux iíles , arrêta dumême instant les progrès de la culture à su-cre. On y suppléa par celle du cassé, qui,pendant les hostilités , fut poussée avec toutela vigueur & Pessor'que l’industrie avoit pris.
La paix de 1748 ranima toutes les ressour-ces St se§ travaux. En 1753, la Grenade ren*
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