PHILOS. ET POLITIQUE. 343
trie. Elle fleurit k sombre de la liberté. Ilsy rassembleront environ douze cens esclaves ,avec lesquels ils se faisoient un revenu de qua-tre ou cinq cens mille liv. en coton.
Les autres Grenadins ne promettent pas lesmômes avantages. On a cependant commencéà y cultiver le sucre. II a singulièrement réus-si k Becouya, la plus grande, la plus fertilede ces iíles : elle n’est éloignée que de deuxlieues de celle de Saint-Vincent.
Lorsque les Angtois & les François, qui ra-
vageoìent depuis quelques années les iiles du prennent
Vent, voulurent donner en 1660 de la confis-
tance k des établissemens qu’on n’avoit en co- y, ir î ccnr ,-, ^ . Habitudes
re qu’ebauches , ils convinrent que la Donum- des Sauva-
que & Saint-Vincent resteraient en propre auxCaraïbes. Quelques - uns de ces sauvages , dis- dans cetteperlés jusqu’à ce moment, allerent chercherleur asyle dans la première, & le plus grandnombre, dans la seconde. C’est-lk que ces hom-mes doux, modérés, amis de la paix & du si-lence, vivoient au milieu des bois, en famillesépaisses , fous la direction d’un vieillard, quel’àge seul avoit instruit & appellé au Gouver-nement. L'Empire passoit successivement danstoutes les familles, où le plus âgé devenoittoujours Roi, c’est k-dire, guide & père de lanation. Ces sauvages ignorans ne connoissoientpas Fart sublime de soumettre & de gouyerner
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