3jS HISTOIRE 1
presque militaire ; elle déchargèrent la métro- fitpôle du foin d’cnvoycr avec des frais & des H
risques immenses, des troupes qui périssent la tiien
plupart fans avoir rien fait. Mais a peine cette na’ìjmilice des colonies suffit - elle à contenir les r.'tabl
noirs qui font très-portés à se soulever contre an,
lc joug Anglois : car il semble que l’esclavage ,;î r
soit d’autant plus dur chez les nations libres çc t
qu’il y est plus injuste & plus étranges. Telle rasai
est donc la marche de l’homme vers l’indépen- de i
dance , qu’après avoir secoué le joug , il veut qu’u
i’imposer-, & que le cœur le plus impatient de deir
-la servitude dévient le plus amoureux de la do- us
mination ! tz
Quoique la Grande-Bretagne h’alt jamais ni
établi d’impôts directs dans ses colonies, elles ^
font plus chargées de taxes qu’on né Best dans k
des Gouvernemens moins modérés. Abandon- M
nées k leurs propres forces, il leur a fallutrouver en elles-mômes des ressources contre de;
ies désastres qui ont suivi les grands mouve- exp<
mens de la nature, st fréquens dans ces cil- aux
mats, Obligées de remédier aux malheurs de à
la guerre, & de pourvoir au foin de leur dé- terr
fense ; les fortifications qu’elles ont élevées, ver,
ont entraîné des contributions volontaires * ^
1 mais abondantes , mais ruineuses, par les det- p;-
tes qu’il a fallu contracter. L’administration ci- ceç
vile, par une contradiction manifeste avec l’eî- à