Samuel. 171
,, plaire , & qui aimeroient mieux mourir,„ que de manquer au moindre de ses com-,, mandements. --
Ce passage prouve que les cérémonies deFancienne Loi , & les vertus de ceux quila pratiquoient, ssiétoient d’aucun prix de-vant Dieu, íì elles n’étoient accompagnéesdu désir de lui obéir fans réserve ; & Cestprécisément en quoi manqua Saùl.
§. II.
Si Vapparition de Samuel cfl une impojlure
de La Pythonijfe d’Endor 3 ou un miracle.
Cet endroit de l’Ecriture est un de ceuxqui a le plus exercé F esprit contentieuxdes Incrédules modernes ; ils n’y voientqu'une fourberie grossière. Mais qu'on lisele texte divin avec 1 attention la plus scru-puleuse , je ne crois pas qssion y découvrela moindre expression & la plus légere cir-constance qui puisse faire soupçonner queSaïil sut trompé par la Magicienne ; toutsemble , au contraire, concourir à détruirecette opinion.
LlHistorien sacré dit formellement que laPythonisse vit Samuel ; que Saùl le recon-nut ; qusil l’interrogea , & que ce Prophètelui répondit : Cum vidijjet mulier Samue~lem ... . Intellexit Saùl quod Samuel effet ...Et ait Samuel , quid interrbgas me ì Trou-ve-t-on de Fambiguité dans ces termes ?Offrent-ils quelque équivoque - Lssicnvain