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LETTRE XLIX.
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J ’Entrai l’autre jour dans une Eglise sinueuse,qu’on appelle Nôtre Dame : pendant que j’ad-mirois ce superbe édifice , j’eus occasion dein'entretenir avec un Ecclésiastique , que la curiositéy avoit attiré comme moi. La conversation tombasur la tranquillité de sa profession. La plupart„ des gens , me dit-il, envient le bonheur de nô*„ tre Etat ; & ils ont raison : cependant il a ses dé-„ sagrémens : nous ne sommes point si séparez dit„ monde, que nous n’y soyons appeliez en mille,» occasions : là nous avons un rôle très-difficile à„ soutenir.
„ Les gens du monde font étonnans : ils ne peu-„ vent souffrir nôtre Approbation , ni no* Cçnsu-„ res : si nous les voulons corriger , ils nous trou-„ vent ridicules : si nous les approuvons , ils ncms„ regardent comme des gens au dessous de nôtre„ caractère : Il n’y a rien de si humiliant que de„ penser qu’on a scandalisé les impies mêmes. Nous„ íommes donc obligez de tenir une conduite équi-„ voque , & d imposer aux libertins ; non pas par„ un caractère décidé ; mais par l’incertitude où„ nous les mettons de la maniéré , dont nous rece-„ vons leurs discours : il faut avoir beaucoup d’es-,, prit pour cela , cet état de neutralité est difficile :
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