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Premiere partie, qui contient l'histoire ancienne.
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PRELIMINAIRE. cxlix

par conséquent l’origine des différends que nous avons eusdepuis avec les Angìois. La vie de Philippe Auguste nousprésente un des plus grands Rois de l'a Monarchie , quile premier commença la réunion des grands Fiefs aucorps de l’Etat , dont ils avoient été démembrés.

Mais à Louis IX. ou S. Louis commence une fuite derégnes éclatans , qui tous cependant ne furent pas éga-lement heureux. Après avoir examiné l’Histoire de laReine Blanche fa mere, donnée par le Baron cl'Autemt ,on ne risque rien de lire l’Histoire de ce S. Roy , pu-bliée par M. Villeau de la Che^e : elle est bien écrite, quoi-qu’un peu ennuyeuse. C’auroit bien été pis íî on l’avoitfait paroître telle que M. de Tillemont l’avoit faite. II ymeteoit ce Roy toujours à genoux au pied d’un Cruci-fix. Louis étoit vraimentChrétien ,il étoit vraiment Reli-gieux , mais il n’en étoit pas moins grand ; & fa Reli-gion ne l’empêchoit pas de châtier vivement les Evêques,loríqu’ils ne faifoient pas leurs devoirs , même en qua-lité de vassaux de la Couronne. II vouloir que chacunfût en fa place. C’est-là ce qu’on appelle la Religion &la véritable piété dans un Prince , comme celle a un su-jet est de faire son devoir en quelque ordre que ce soit.Les Mémoires du Sire de Joinville , donc le Sça van t M.Du Cangc nous a donné une si belle édition , doiventsuivre : l’illustre Auteur, qui étoit familier avec le SaintRoy, nous le peint avec ces couleurs naturelles, qu’on netrouve bien marquées que dans les Ecrivains du temps ,qui ont tout vû par eux-mêmes. J’ignore où du Hail-lan avoir pris ce qu’il dit de ce grand Roy , qui jamaisne donna la moindre prise , tant sar sa vie politique,que sur sa vie privée. C’est en ion Etat des affaires deFrance livre x. -, Voici, dit-il , le régne de Justice &53 de Religion, qui commence au Roy Louis IX. du nom,& après fa mort surnommé Saint, pour ce qu’il fut« Religieux , & qu’il enrichit & honnora les Gensd’Egli-sc ; qu’il fonda plusieurs Monastères d’Hommes & de„ Femmes, & réédifia ceux que le temps avoit ruinés 5» ce font, continue du Haillan. , tous fondemens de la

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