L4r De l’ Esprit.
soit sur la terre , tous les rois descendraientde leur trône pour la suivre. Mais , (jue vois-je ? C’en ejl une qui s’avance ; elle a uncothurne es or pour chaujsure ; dune mainelle tient un mouchoir de [oie verte , es deVautre une coupe de topaze ; elle me saitsigne de la tête , en me disant : Vene{ ici ,mon bien - aimé . Attende £ - moi , divinehouri ; je me précipite dans les bataillonsìnfidelles , je donne , je reçois la mort &vous rejoins.
f Tant que les yeux crédules des Sarra-zìns virent aussi distinctement les houris ,la passion des conquêtes , proportionnéeen eux à la grandeur, des récompensesqu’ils attendoient, les anima d’un couragesupérieur à celui qu’inspire l’amour de lapatrie : aussi produiíit-il de plus grandseffets, & les vit-on, en moins d’un siecle,soumettre plus de nations que les Romainsn’en avoient subjugué en íìx cents ans.
Aussi les Grecs, supérieurs aux Arabes,en nombre , en discipline , en armures &en machines de guerre, fuyoient-ils de-vant eux , comme des colombes à la vuede l'épervier (hj. Toutes les nations li-
(h) L'empereur Héracliiis, étonné des défaitesmultipliées de ses armées , assemble à ce sujetun conseil, moins composé d'hommes d’état quede théologiens : on y expose les maux actuels