ï $ 8 De t’ E s p r t t.de séducation différente qu’ils reçoivent,des circonstances diverses dans lesquellesils se trouvent, enfin du peu d’habitudequ’iís ont de peníer, de la haine qu’en con-séquence ils contractent, dans leur pre-mière jeunesse , pour supplication dontils deviennent absolument incapables dansun âge plus avancé.
Quelque probable que soit cette opi-nion , comme sa nouveauté peut encoreétonner, qu’on se détache difficilementde ses anciens préjugés , & qu’ensin lavérité d’un système se prouve par l’ex-plication des phénomènes qui en dépen-dent ; je vais, conséquemment à mes.prin-cipes, montrer , dans le chapitre suivant,
fécond discours , n’est point accordé au nombre.,s îa sineíîe , mais au choix heureux des idées qu’onprésente au public ; & si le hasardcomme l’ex-périence le prouve , nous détermine à des étudesplus ou moins intéressantes , & choisit presque tou-jours pour nous les sujets que nous traitons ; ceuxqui regardent l’efprit comme un don de la naturefont , dans cette supposition-là même, obligés deconvenir que l’esprit est plutôt l’effet du hasard quede l’excellence de l’organisation ; ôí qu’on ne peutle regarder comme un pur don de la nature ; àmoins d’entendre , par le mot nature , l'enchaine-ment étemel &r universel qui lie ensemble tous lesévénements du monde , & dans lequel l’idée mêmedu hasard se trouve comprise.