1 S Y N O N y M E S F R A N Ç O I S.' z
'P® On dit une aBion vertueuse, & une bonne ousài mauvaise action-, mais on dit un acte de vertu,& un aBe de bonté.
On fait une bonne action en cachant les défautsM* du prochain- c’est Vacte de charité le plus rare^ t£: - parmi les hommes.
M ì Tout le mérite de nos aBìons vient du motifà qui les produit, Lt de leur conformité à la Loi
* à éternelle; mais toute leur gloire est due aux cir-
à 4 constances avantageuses qui les accompagnent, &
itepa à la faveur qu’elies trouvent dans les préventions
çw humaines. Quelques Empereurs se sont imaginé
Cet faire des actes d’une insigne piété, en persécutant
Mb» ceux de leurs sujets qui étoient d’une Religion
justic différente de la leur: d’autres ont seulement cru
faire par-là des aBes d’une politique indispensa-ffiki ble: mais ils ne passent tous que pour avoir faitdom en cela des aBes de cruauté.m n’i Un petit accessoire de sens physique ou histo-íçect rique distingue encore ces deux mots ; celui d ’ac~
Mî tion ayant plus de rapport à 1a puissance qui agit;
& celui ct aBe en ayant davantage à Fesser produitpar cette puissance: ce qui rend l’un propre à de-venir attribut de l’autre. De façon qu’on parleraitavec justesse, en disant que nous devons conserverceqifc dans nos a B tons la préíénce d’esprit, & faire en-ìt H sorte qu’elles soient toutes ou des actes de bontéit ou des aéies d’équité.pdt
la ADRESSE. SOUPLESSE.
mas FINESSE. RUSE. ARTIFICE.
as» Uadrejfe est Fart de conduire ses entreprise d’u-uH lf ne manière propre à y réussir. La souplejfe estde w une disposition à s’accommoder aux conjonctures
& aux événemens imprévus. La finejst est uneft A a façon