44 Stnokym.es François.
BOUT. EXTREMITE'. FIN.
Il signifient tous trois la dernière des parties quiconstituent la chose ; avec cette différence que lemot de bout, supposant une longueur & une con-tinuité, représente cette dernière partie commecelle juíqu’ou la chose s’étend ; que celui d ’extré-viité, supposant une situation & un arrangement,l’indique comme celle qui est la plus reculée dansla chose ; & que le mot de fin, supposant un or-dre & une suite, la désigne comme celle où lachose cesse.
Le bout répond à un autre bout, Vextrémité aucentre, & la fin au commencement. Ainsi l’ondit le bout de l’allée, f extrémité du Royaume, la -fin de la vie.
On parcourt une chose d’un bout à l’autre. Onpénètre de ses extrémités jusques dans son centre»On la suit depuis son origine jusqu’à fa fin.
BREF. COURT. SUCCINT.
Bref ne se dit qu’à l’égard de la durée ; le temsseul est bref. Court se dit à l’égard de la durée &cde l’étendue; la matière & le tems font courts-,Succint ne se dit que par rapport à l’expreffion ; lediscours seulement est Juccint.
On prolonge le bref. On allonge le court. Onétend le succint. Le long est l’opposé des deuxpremiers, & le diffus l’est du dernier.
Des jours qui paroiífent longs & ennuyeux for-ment néanmoins un tems qui paroit toujours trèsbref au moment qu’il passe. II importe peu àPhomme que fa vie soit longue ou courtes mais illui importe beaucoup que tous les instans, s’il est
poísi-