Synonymes François. 157
sa peine p! us qu’un autre. Un parfait indiSérentne regrette rien.
La bonne maxime feroit, à mon avis, de plain-dre les autres lorsqu’ils soufrent íàns savoir méri-té; de ne le plaindre que quand on peut par-là seprocurer du soulagement ; de ne plaindre ses pei-nes que lorsque la sagesse n’a pas dicté de se lesdonner; & de regretter seulement ce qui tnéri-toit d’être estimé.
PLAISIR. DELICE. VOLUPTE V
L’idée du plaisir est d’une bien plus vaste éten-due que celle de délice & de voluptés parce que cemot a rapport à un plus grand nombre d’objetsque les deux autres; ce qui concerne l’esprit, lecœur, les sens, la fortune, enfin tout est capablede nous procurer du plaisir. L’idée de délice en-chérit, par la force du sentiment, fur celle deplaisir ; mais elle est bien moins étendue par l’ob-jet; elle sc borne proprement à la sensation, ®arde sur-tout celle de la bonne-chère. L’idéede volupté est toute sensuelle, & semble désigner,dans les organes, quelque chose de délicat qui ra-,fine & augmente le goût.
Les vrais Philosophes cherchent le plaisr danstoutes leurs occupations, & ils s’en font un deremplir leur devoir. C’est un délice pour certainespersonnes de boire à la glace même en hiver, &cela est indifférent pour d’autres même en été.Les femmes poussent ordinairement la sensibilitéjusqu’à la volupté: mais ce moment de sensationne dure guères ; tout est chez elles aussi rapide queravissant.
Tout ce que je viens de dire ne regarde cesmots que dans le sens où ils marquent un senti-G 7 meut.