aoS Synonymes François.' I
mode. La féconde forme l’habitude. L’un 8c 1l’autre font des espèces de loix, entièrement in- 1
dépendantes de la raison dans ce qui regarde l’ex~térieur de la conduite.
11 est quelquefois plus à propos de se conformer L’*à un mauvais usage que de se distinguer, même Lefrpar quelque chose de bon. Bien des gens suivent top >la coutume dans la façon de penser comme dans le y trotcérémonial ; ils s’en tiennent à ce que leurs mè- Unres & leurs nourrices ont pensé avant eux. àfij
tch
USURPER. ENVAHIR. t’ent»
S'EMPARER. tait
tierce.
Usurper c’est prendre injustement une chose à les astà
fbn légitime maître par voie d’autorité & de puis- Je 1
sance: il se dit également des biens, des droits, & M;
du pouvoir. Envahir c’est prendre tout d’un pnxai
coup par voie de fait quelque pays ou quelquecanton, fans prévenir par aucun acte d’hostilité.
S'emparer c’est précisément se rendre maître d’unechoie en prévenant les concurrents, 8c tous ceux Onqui peuvent y prétendre avec plus de droit. ce qu
11 me semble aussi que le mot d 'usurper renfer- compme quelquefois une idée de trahison; que celui tndllid 'envahir fait entendre qu’il y a du mauvais pro- fou
cédé; que celui de s’emparer emporte une idée L’au;
d’adresse & de diligence. sens
On n’usurpe point la couronne, lorsqu’on la Eau
reçoit des mains de la Nation. Prendre des pro- ì;«Sr
vin ces après que la guerre est déclarée, c’est en On
faire la conquête & non les envahir. II n’y a «M
point d’injuslice à s’emparer des choses qui nous àc
appartiennent, quoique nos droits & nos prétend r,
tions soient contestées. i!L
lui d
UTÍ-