Synonymes François. aï3
finis l’un par l’autre. Choisir c’est, comme je viensde le dire, se déterminer par la comparaison qu’onfait des choses en faveur de ce qu’on juge être lemieux. Elire c’est nommer à une Dignité, à unEmploi, à un Bénéfice, ou à quelque chose de»semblable. Ainsi le choix esc un acte de discerne-ment, qui fixe la volonté à ce qui paroi t le meil-leur: 6c 'sélection esc un concours de suffrages, quidonne à un sujet une place dans l’Etat ou dansl’Eelise.
11 peut très aisément arriver que le choix n’aitnulle part dans sélection.
CHETIF. MAUVAIS.
Le premier de ces mots commence à vieillir J6c n’esc pas d’un usage fort fréquent; il n’est pasnéanmoins tout-à-fait suranné, 6c il trouve en-core des places où il figure : nous pouvons doncle caractériser, sans craindre de rien faire hors depropos. Quant au second mot, il n’eft pas prisici dans toutes ses significations, mais feulementdans celle qui le rend synonyme au premier; jeveux dire, pour marquer uniquement une sorted’ineptitude à être avantageusement placé ou misen usage.
L’inutilité 6c le peu de valeur rendent une cho-se chetive. Les défauts 6c la perte de son méritela rendent mauvaise. De-là vient qu’on dit, dansle fille mystique, que nous sommes de chetivescréatures, pour marquer que nous ne sommes rienà l’égard de Dieu, ou qu’il n’a pas besoin de nosservices ; & qu’on appelle mauvais Chrétien celuiqui manque de foi, ou qui a perdu par le péchéla grâce du Baptême.
Un chétif sujet est celui qui, n’étant propre à