0î i Synonymes François. 219
bornent aux sentimens que produisent l’estime &"Wèi le respect ; 6c qu’il est bien difficile qu’une fem-K» me mariée, qui s’avise d’aimer quelqu’un de ceîkM tendre & parfait amour , n’éloigne ses autres amis,ou qu’elle ne perde beaucoup de l’estime & de^ 'tz rattachement qu’ils avoient pour elle. Cela vient')âíbh de ce que, dans la première circonstance, Ya-
■ lepk; mour parle toujours Ion ton, 6c jamais ne prend/fcp celui de la simple amitié: ainsi les amis, ne pe»
■ ëk dant rien de ce qui leur est du, ne font point al-
krmés de ce qu’on donne à l’amant. Mais, dansttjrics ía seconde circonstance, l 'amour parle 6c se con-sítnìt duit sur l’un 6c l’autre ton, l’amant fait i’ami; deitigiíj* façon que les autres, s’ils ne font écartés, sententdíept du moins diminuer la confiance, voient changerles manières, 6c ont leur part de l’indifférenceuniverselle qui nait de ce nouvel attachement, cema qui suffit pour leur donner de justes allarmes; ÔC'sskít plus leur amitié est délicate, noble, 6c soniée furl’estime, plus ils sont touchés de se voir ôter ceà» qu’ils méritent, pour être accordé le plus souventraid à un étourii, que S!amour peint comme sage auxttíu yeux d’une folle
illi Le mistère est, pour une femme mariée, en-core plus néceíïâire dans le cas de Vamour quelacs ..: dans celui de la galanterie ; parceque, dans celui-
epr ci, elle risque seulement la réputation de sa ver-BÎii tu, 6c dans l’autre elle risque également celle de
ipsi fa vertu 6c de son esprit ; car on dit alors qu’elle
jasai n’est pas plus sage qu’une autre, mais qu’elle estcfflìi plus novice.
!i«gíe On a dit que Y amour étoit propre à conservertidd les bonnes qualités du cœur, mais qu’il pouvoít®eil gâter l’efprit ; 6c que la galanterie étoit propre àformer l’eíprit, mais qu’elle pouvoít gâter le cœur.oisf L’ufage du monde justifie cet axiome en ce quiN K 2 re-