zl8 Prosodie Françoise.
Ot. Long (a) dans impôt , tôt, dépôt, entre-pôt, suppôt, rot, prévôt.
De ces mots il n’y a que les deux derniers, dontla finale se conserve en entier devant une termi-naison masculine; mais elle est brève dans rôti,&c longue dans prévôté.
Otje. Long dans hôte, cote , maltôte , pote. Etla quantité des trois derniers est la même devantune finale masculine: coté, maltôtier , & c.
Otre. Nous n’avons que trois mots ainsi ter-minés, apôtre, nôtre , & -vô/re. Quant au pré-mier, il est toujours long. Pour les deux autres,ils font douteux : non que leur brièveté ou leurlongueur soit arbitraire, car elle dépend de la pla-ce qu’ils occupent. Ils font brefs, quand ils pré-cédent leur substantif; & longs, quand ils suiventl’article. On dit, je suis vôtre serviteur. On ré-pond: Et moi ìe vôtre. C'efl-là vôtre avis, maisle nôtre eji que,t& c. Les nôtres font excellent, maisles vôtres ne valent rien.
Quand on voudra étudier d’où vient cette diffé-rente prononciation du même mot, il ne sera pasdifficile de voir que cela dépend des principes éta-blis ci-dessus, au sujet de Te muet. Si la finaleest muette, comme dans cette phrase, je fuis levôtre ,après laquelle mon oreille n’attend plus rien,alors la voix a besoin d’un soutien; & ne le trou-vant pas dans la finale, elle le prend dans la pénul-tième. Mais dans cette autre phrase, je fuis votreserviteur , où j’attens néceflairement le substantifde vôtre , ce substantif est destiné à soutenir mavoix, parce qu’il ne m’est pas permis de mettre le
moindre
(é) Pour marquer la longueur de ces mots, & de ceuxqui font dans l’article suivant .autrefois on y mettoït uneS • muette: impest, roft, suppvst, hojlt, caste. Et dans lesbrefs en a toujours redoublé la consonne: botte, cotte ,&c,
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