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Germinal / par Émile Zola
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GERMINAL.

Si

lottait un peu dans le froid de ses vêtements trempés desueur, la mine résignée et douce, prête à subir les choseset les hommes.

Cest quon en trouve, des amoureux, quand onvit tous ensemble, nest-ce pas?

Bien sûr.

Et puis, ça ne fait du mal à personne... On ne ditrien au curé.

Oh ! le curé, je men fiche !... Mais il y a lHommenoir.

Comment, lHomme noir?

Le vieux mineur qui revient dans la fosse et quitord le cou aux vilaines filles.

Il la regardait, craignant quelle ne se moquât delui.

Tu crois à ces bêtises, tu ne sais donc rien ?

Si fait, moi, je sais lire et écrire... Ça rend servicechez nous, car du temps de papa et de maman, on nap-prenait pas.

Elle était décidément très gentille. Quand elle auraitfini sa tartine, il la prendrait et la baiserait sur ses gros-ses lèvres roses. Cétait une résolution de timide, unepensée de violence qui étranglait sa voix. Ces vête-ments de garçon, cette veste et cette culotte sur cettechair de fille, lexcitaient et le gênaient. Lui, avait avalésa dernière bouchée. Il but à la gourde, la lui rendit pourquelle la vidât. Maintenant, le moment dagir était venu,et il jetait un coup dœil inquiet vers les mineurs, au fond,lorsquune ombre boucha la galerie.

Depuis un instant, Chaval, debout, les regardait deloin. Il savança, sassura que Maheu ne pouvait levoir ; et, comme Catherine était restée à terre, sur sonséant, il lempoigna par les épaules, lui renversa la tête,lui écrasa la bouche sous un baiser brutal, tranquille-ment, en affectant de ne pas se préoccuper dÉtienne. II