XII
PRßFACE.
Les Expositions avaient eu lieu jusqu’en 1848 auLouvre. En 1849, le Salon fut installe aux Tuileries;en 1850, 1851 et 1852, dans les galeries du Palais-Royal; en 1863, faubourg Poissonniere, dans l’ancienhötel des Menus-Plaisirs. L’exposition universelle de1855 se tint dans les bätiments provisoires de l’ave-nue Montaigne; depuis, le Salon a 6te löge, tant bienque mal, au palais de l’Industrie des Champs-Elysees.
On avait, en 1863, fait une innovation dans le Sys-teme des expositions, en ouvrant, ä cöte du Salonofficiel, ce qu’on appela le Salon des Refuses, et oüs’ötalaient, dans leur originalste ou leur sottise, lesceuvres declarees indignes. Nous n’avons garde decette exhibition bizarre mais curieuse que le Souve-nir de certaines peintures fort remarquables deM. Manet, et celui d’un tableau de M. Colin Gustaverepresentant des Basques jouant ä la paume sous unelumiere crue et dans un paysage incandescent.
Ce court expose de l’histoire du developpementprogressif des Salons aura montre comment, ä traversmeme nos revolutions et nos epreuves nationales,le sentiment, le culte de l’art n’ont point disparu enFrance. 11 y avait au Salon de 1814, ä la veille deWaterloo, 1359 ceuvres d’art; quatre ans apres, aulendemainde nos desastres, au Salon de 1817, les ar-tistes frangais envoyaient 1064 ouvrages. Ce Salon de1817 aeu, on peut le dire, son pendant en 1872 dansle Salon qui succedait aux epreuves des dernieresguerres, guerre etrangere et guerre civile. Ce sontlä comme des Salons climateriques, si je puis dire,