XVI
pr£face.
duisait comme en poussiere chez le litterateur, de-venu producteur hätif, et chez le journaliste, trans-forme en reporter.
Aussi bien, en 1873, M.Guizot aurait-il plus raisoncent fois qu’en 1810. II serait d’ailleurs bien surpriss’il lui fallait ecrire le compte rendu d’une Expositionactuelle, et il demanderait sans doute, non pascomme Berchoux, qu’on le delivrät des Grecs et desRomains, mais au contraire, qu’on le ramenät auxanciens et au grand David. M. Guizot, au surplus,n’est-il point une nouvelle preuve de ce que je disaistout ä l’heure, en affirmant que l’art est une qualite,mieux que cela, une preoccupation frangaise? Yoiläun homme qui devait plus tard tenir dans sa mainun royaume, et dont un des premiers travaux futquoi? un Salon. G’est que l’art attire en France tou-tes les intelligences.
Nous sommes en cela plus Florentins encore qu’A-theniens. Diderot, qui remuait tout ce monde de1’ Encyclop&die, eüt volontiers donne une partie de saPhilosophie pour un tableau de Greuze. Sans douteil lui plaisait de secouer de sa main robuste le vieilarbre feodal et d’en faire tomber les chenilles, maisil prenait peut-etre un plus vif plaisir ä ecrire desLettres sur le Salon de 1765 ou 1767 a son ami Grimmet ä causer avec lui de Yanloo ou de Loutherbourg.Il ne prenait pas alors le ton dogmatique d’un Winc-kelmann; il bavardait et s’amusait, ce grand etbouillant Denis, et s’egayait avec esprit des tonsjaunes de la gorgede Mme Greuze. Diderot d’ailleursne fut point, par ordre de date, comme il Fest par