4 PEINTRES ET SCULPTEUKS CONTEMPORAINS.
il s’anime, il s’öclaire; rillumination remplace l’illu-minure; le carnpagnard disparait, voici l’artiste.
La töte est puissante el vaste, et cependant les traitssont fins; le nez droit est dessinö d’un trait; la bouche,qui paralt sourire volontiers, s’entr’ouvre d’habitude,comme lorsque l’on contemple; mais surtout voyez lefront, ce front pur que des cheveux fins, bien plantös,emmölös, flottants, surmontent. Il serable recöler toutun monde de röveries. L’ceil va et vient, brillant, spi-rituel, puis tout a coup s’arröte et prend une singulierefixite. Toute cette physionomie est faite de deux ölö-ments : la gaietö, la pensöe. Les levres sourient, lere-gard songe.
En face de Corot, dans ce theätre, il y avait dans unelöge, seule et vötue d’une robe blanche, ses longs che-veux noirs encadrant un visage päle, une femme, uneinconnue, une höroine de roman pour la heautö. Corotla vit, et — accablante pröoccupation de l’artiste — ilouvrit son album, un petit album qui tenait dans samain, il prit son crayon, il mit ses lunettes, et se mitk dessiner cette femme. Il s’arrötait de temps ä autre,regardant ä droite, ä gauche, si on l’öpiait, puis il re-prenait son croquis, et cette femme demeurait immo-bile comme si eile eüt compris qu’elle serva.it de mo-dele ä un grand artiste.
Oüla retrouverons-nous, cette apparition quidvoquaainsi tout ä coup aux yeux de Corot le fantöme de l’I-döal ? Dans quelle toile poötique, au fond de quel bois
Orphie, le Lac, Souvenir d'Italie, le Pepos (1861); Lstude ä Mery(S. et M.) (1863 ); Souvenir de Morte-Fontaine, Coup de vent (1864);le Patin, Souvenir des environs du lac de Nemi (1865); le Soir, laSolitude (1866) ; Saint-Sebastien, paysage; les Ruines du chdteaude Pierrefonds (1867); un Matin ä Ville-d’Avray (1868), etc.
M. Corot aobtenu une dcuxieme mfidaille en 1833, deux premieres,en 1848 et 1855, une deuxi&me ä l’Exposition universelle de 1867.Decore de la Legion d’honneur en 1846, il a eti promu officier le29 juin 1867.