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MEDAILLONS ET PORTRA1TS.
vrai, amoureux de son art, vivant loin du bruit, enface d’une toile aimöe, faisant de l’atelier une cellule,et de toutun atelier, revant et cherchant, trouvant sur-tout : bon, airnable, aime, et, ce qui n’est pas uninince 61 oge, plein de respect pour son art.
Corot, comme tous les maltrcs, a son mot d’ordre,et, lorsque ses 61 £ves lui demandentle nieilleur moyend’arriver, il repond invariablement: « Soyez conscien-cieux. »
pauvres fleurettes.... etles ne sont pas comme nous autres hommes,qui nous plaignons de tout. — Elles ont le soleil ä gauche.... ellesprennent patience.... Bon, se disent-elles, tantöt nous l’aurons kdroite,... Elles ont soif.... elles attendent! Elles sayent que les syl-phes du soir vont les arroser de vapeur avec leurs arrosoirs invisi-bles.... elles prennent patience en bfenissant Dieu !
« Mais le soleildescend de plus en plus derriere l’horizon.... Bam!il jette son dernier rayon, une fusfee d’or et de pourpre qui frange lenuage fuyant.... bien ! le voilä tout ä fait disparu..., bien, bien, lecrepusculecoramence.... Dieu! que c'est charmant! Le soleil a dis-paru.... 11 ne reste plusdans le ciel adouci qu’une teinte yaporeusede citron päle, deraier reflot de ce charlatan de soleil, qui se fanddans le bleu fonce de la nuit en passant par des tons verdittres deturquoise malade d’une finesse mouie, d’une dfelicatesse fluide etinsaisissable.... Les terrains perdent leur cauleur.... les arbres neforment plus que des masses brunes ou grises.... les eaux assombriesreflfetent les tons suaves du ciel.... On commerce a ne plus voir....on sent que tout y est.... Tout est vague, confus.... La nature s'as-soupit.... Cependant, l’air frais du soir soupire dans les feuilles ...les oiseaux, ces voix des fleurs, disent la prifere du soir.... la rosfeeemperlele veloursdesgazons.... Lesnymphesfuient....s3cachent....et desirent fetre vues.
« Bing! Une fetoite du ciel qui pique une tete dans Tetang....Charmante fetoile dont le fremissement de l’eau augmente le scintil-lement, tu me regardes.... tu me sauris en clignant de l’ceil....Bing.' une seconde fetoile apparait dans l’cau, un second ceil s’ouvre.Soyez les bien venues , fraiches et souriantes fetoiles,... Bing! bing !bitig ! trois, six, vingt fetoiles.... Toutes les fetoiles du ciel se sontdonnfe rendez-vous dans cet heureux fetang.... Tout s’assombritencore.... L’etang seul scintille.... C’est un fourmillement d’etoiles....L’illusion se produit.... Le soleil s’etant couchfe, le soleil intferieurde l’äme, le soleil de l’art se lfive.... Bon ! voilä mon tableau fait. »
Cobot.