MEDAILLONS ET PORTRAITS.
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nöration. C’ötait l’heure des elans gönöreux, de laflamme et de la vie. L’echo de ce retentissement nousfait eneore tressaillir. Duprö arriva un des premierssur la brache, et chaque Salon lui compta comme uneglorieuse Campagne. Pourquoi s’est-il retire depuissous sa tente, lui vainqueur, comme s’ilötait meurtri?
Je crois qu’il est de certaines ämes expansives, ou-vertes ä loutes lesaspirations comme ä tous les coups,douces, en apparence peu sensibles, et qui, apres plu-sieurs annöes de lutte, öprouvent comme un vagueennui, une lassitudedu bruit, un besoin,une nostalgiedu silence. Elles se replient alors sur elles-mömes;semblables ä un voyageur fatigue de la longue route,elles s’arretent ä mi-chemin, et, laissant marchereneore la troupe pressee dont elles faisaient partie,elles attendent paisiblement. au coin de quelque chd-ne, au coin de quelque foyer, l’inevUable finde la jour-nöe.
Jules Duprd s’est ä peu prös exilö k l’Isle-Adam, oüil travaille. Sa vie estoccupde; il cree sans cesse, ilcherche toujours. Nullus dies sine linea, pourrait-il direcomme le bonhomme Mercier en töte des Confidencesde son bannet de nuit. Son ceuvre, dont il nous prive,grandit sans cesse, et il a su trouver Ie rare secret deprogresser chaque jour.
Jules Dupre est une nature douce, fidvreuse cepen-dant, sous son apparence calrne et möme rösignde-Nul plus que lui n’a eprouvd les tortures dösespdröesde rarliste. En face de i’oeuvre ä reproduire, l’ceuvrereproduite parait si petite! Mais il avait la foi poursoutien. Riennele satisfait.
Il retouche sans cesse un paysage, et de lä vientl’empätement qu’on peut reprocher k ses toiles. Lors-qu’un tableau ne lui convient pas, füt-il acheve, eüt-ilregu la touche derniöre, la dominante , comme diraitM. Courbet, Jules Dupre le detruit sans pitid.