148 PEINTRES ET SCULPTEURS CONTEMPORAINS.
qui rossort de cette figure, ainsi cnveloppde dans desplis qui deviendraient sinistres, si l’on ne devinait quela vieille femme n’est ni une ddvote, ni une soeurtouridre, inaisunesimple paysänne crddule ou,commeon voudra, croyante.
Gc magnifique portrait fait ä M. Bonnab le plusgrand honneur, et s’il ne prouve point que le peintredes « mendiants romains» et de « Vincent de Paul» a faitun pas en avant, au moins lui garde-t-il vaillammentla place qu’il avait conquise au premier rang de notrejeune ecole frangaise.
M. JOHN LEWIS BROWN 1
M. Brown a suivi de pres la Campagne sous lesmursde Paris. II etait, je crois, attaclid ä l’dtat-major de lagarde nationale et, ä son poste,il s’estdistingud. J’auraisdonc cru qu’il nous eüt donnd des choses vues, et qu’ileüt appliqud ä cette guerre de 1870-71, d’un caracteresi brulal et si spdeial, les proeddds dont il se servait sibien pour ses episodes de la guerre d’Amdrique aulemps de Washington. M. Brown n’expose que deuxtableaux: Tun d’une coloration crue, et qui ne m’aplu qu’ä moitid; l’autre qui serait excellent, s’ilportaitun aulre titre.
La Horde des chiens courants est peinte avec beau-coup d’entrain, d’un pinceau alerte: mais quel conflitpapillotant de couleurs! G’est, en veritd, trop joli. Gevalet, en veste d’un rouge ardent et en culotte bleue,ressemble trop ä un laquais d’opdra-comique. II doit
1. Brown (John-Lewis), ng ä Bordeaux. Eleve de Camille Roque-plan et de Belloc.
II a 6t6 m<5daille en 1865, 1866 et 1867 et decord en 1870,