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L’ART FRANQAIS EN 1872.
Entre les mains de ce läche imböcile, Rome devaitd’ailleurs lomber comme en enfance, et le r£gne desfemmes et des affranchis, des faibles et des traitresallait commencer.
M. Alma-Tadema a voulu peindre justement lapremiere scfine du rögne : l’av£nement. Claude,tremblant de peur, est apergu derriere une tapisseriebrune et saluä Cesar par un pr&orien. La terreurchange le consul en une sorte de figure de cire quise tient accrochSe au rideau. A gauche, un groupe desoldats et de femmes s’arrete, s’inclinant devant l’em-pereur nouveau. Le milieu du tableau est rempli parun tas bizarre de cadavres, dont le principal defautest de ne flgurer qu’un seul corps, tandis qu’il y a lädeux victimes superposees. Le dessin de ces deuxcadavres tombds ainsi ä terre comme des paquets sereconstruit difficilement. J’aime peu la figure memede Claude. Ce visage est un masque antique, rien deplus.
La teinte brune du tableau tout entier n’est pas fortagrdable, et l’artiste a tout fait pour l’dgayer par lacouleur de la toge du cadavre couchö au milieu; maisce qui est superieurement traite, ce sont les marbreset les mosaiques, c’est la partie archdologique du sujet,l’aigle qui brille au-dessus de la foule des prdtoriens,Timage de la bataille d’Actium qui apparalt au fonddu tableau, c’est ce buste d’empereur oü l’on apergoit,rougissant la blancheur du marbre la trace de mainsensanglantees. Cette toile, de M. Alma-Taddma, estcomme un bon tableau de üdrome, et Fon y retrouvela meme Science, le rndine soin, avec je ne sais quoide plus ferme et de plus net.
Mais c’est surtout dans le plus petit de ses deuxtableaux, la Fete intime, que ces qualiles s’affirment.La Fete intime est une sorte de frise, oü courent endansant deux ou trois pcrsonuages qui ne se dßtaehent
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