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L’ART FRANQAIS EN 1872.
Luxembourg leur quadrille ächevelä. L’Asie est repre-seutde par une Ghinoise, l’Amerique par une femmecouronnde de plumes, comme la M6I06 des Incas deMarmontel, l’Afriquc par une nägresse aux äpaules ädemi couvertcs par une peau de bete, l’Europe parune fille hysterique aux longs eheveux denouäs etfloüants. Ces maigreurs malsaines, ces flancs epuises,ces cuisses allongäes et creusees se tortillent dansune ronde bizarre et sans gräce. Lcs peausseries del’Africaine semblent dapoter au Vent comme des tor-chons mouilläs. On se deinande par quelle exagärationde la frdnäsie et de la nervositä M. Garpeaux a puseulpter ainsi la danse de Saint-Guy apiAs la danse deBullier, et l’on a häte de s’arröter pour retrouver lemaitre devant le buste de M. Görome* qu’il expose unpeu plus loin.
Voici, du moins, un chef-d’oeuvre; La pbysionomiemaigre, dnergique et räsolue, la tete en quelque Sorteorientale du peintre est rendue par Carpeaux avec unart prestigieux. G’est la vie möme, cette fois, et cebuste vaut tous ceux que le sculpteur a signes autre-föis. Les cbeveux en coup de vent, la moustache rüde,l’oeil profond, M. Gärome apparait, avec ses traitscreusäs et son air A la fois sympathique et dur. Lecou, qui semble un peu trop arrachä du corps, A causedes dechirures voulues du bronze, a lacourbesuperbed’un antique. Ce buste, en vdrite, est un morceau demaitre, et, en pardonnant tout A M. Garpeaux pourl’avoir fait, on se demande par quelle aberration d’es-prit, d’oeil et de rnain, ll a pu composer ce groupe dedanseuses fauves, vulgaires et ridäes.
Fi de l’art correct et conventionnel! G’est mon avisabsolu, mais 4 la condition qu’on ne mettra poihtla laideur A la place de la gräce, et qu’on ne prendrapoint la maladie pour la santä.
Lorsque Donatello rompt avec les anciens, ce n’est