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L’ART FRA XQ AIS EN 1872.
Mais on ne peul tout eiter, k plus forte raison nepeut-on tou1.d6crire. M. Emile Chatrousse 1 nons don-ne, cette fois, un projet de monument ä elever auxmartyrs de l’indßpendance nationale. Jeannc Darc etVercing6torix, l’äme de la France et celle de la Gaule,se donnent la main devant une sorle d’autel, sur le-quel est öcrit ce mot: Patrie. Le groupe estbien com-pos6 et gagnerait encore ä elre agrandi. C’est unebelle creation artistique et une bonne inspiration pa-triotique.
L ’Amour maternel est signe de M. Robert David d’An-gers, elfeve de M. Allasseur. David d’Angers! Le nomest lourd ä porter. L’auteur de ce groupe, qui nousmontre un Episode fiörement traitd du massacre desInnocents, me parait destind peut-6tre ä ne point fai-blir sous ce poids glorieux.
M. Charles Degeorge 2 ,un talent dminent cache sousune modestie profonde, expose deux bustes, Fun enmarbre, Jeune florentine, Fautre en bronze, Jeunevenüien au JF“ siecle. Ce sont deux morceaux admi-rables et charmants, d’une v6ritd et ä la fois d’unepoösie qui font songer ä Donatello. M. Degeorge estde tous les jeunes sculpteurs un de ceux sur lesquelson doit le plus compter pour Favenir.
M. Frdmiet 3 a voulu, je ne sais pourquoi, parattreexcentrique. Son Homme de l’dge de pierre, ce robustesauvage qui danse en un coin du jardin, peut encorepasser pour une oeuvre d’art digne de l’auteur de tantde cavaliers dtonnants de vie. Mais que dire de ce hus-te colossal de la Guerre, qui surprend tout le monde etouvre une bouche setnblable au trou d’une tirelire ?
1. Eleve d’A.dePujol et de Rüde. MMailles en 1863, 1864 et 1865.
2. Eleve de Duret, d’H. Flandrin et de M. Jouffroy. Prix de Rome(gravure en medailles) en 1866. Deuxiöme medaille en 1872.
3. Eleve de Rüde. Medailles de 3" classe en 1349 et 1855, de2 e classe en 1851 et 1867 (Exp. nniv.). Decore en 1860.