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L’ART FRANGAIS EN 1872.
dontje nemeconnais point la valeur. Mme Browne asu rendre, dans son portrait de femme, un certainsourire indecis, une expression d’une tendresse sin-guliere, une douceur de regard et une certaine gräcedans toute la personne qui gagne encore au laisser-aller de la pose, ä la fanchon placde sur la lete et auxbras croises du personnage.
G’est bien quelque chose, je pense, que d’eviter laprdtention, et, ä vrai dire,ce n’est point cela qu’a faitM. Selber *, ,1’auteur d’une Nereide coucbde nue surune mer phosphorescente, et d’un Portrait de Mme deM.deD... trcs-delicat, Ires-fin, mais je ne sais pour-quoi, impertinent et railleur. II est bien difticilc, onl’avouera, en pareil cas, d’exprimer sur un modele,qui presque toujours est une femme du monde, unavis quelconque. On risque de blesser une personnequi n’est souvent point coupable de l’expression quelui prete le portraitiste. Je dois dire cependant (enparlant du tableau, bien entcndu) que ce cligne-ment d’yeux, ce froncement railleur de levres spiri-tuelles, cette pose meine, choisie par M. Selber, seplacent vraiment devant le public comine un defi.Tout cela est cherchd et manidre. II y a d’ailleursdes parties excellentes dans cette toile, par cxeinpleles bras qui se roontrent charmants et d’un dessincorrect, sous une gnze noire. Le visage mdme ncmanque point de sdduction, mais on a peur de re-garder en face cette apparition, qui se fond un peu
Elle a grave la Confession, la Robe de Joseph, les Disciples deJfaus-Christ allant chercher l’dnon et la Yocation de saint ilathieu,d’apr&sM. Bida.
Mme Henriette Browne a obtenu une 3 a mAlaille en 1855, deuxrappeis, en 1857 et en 1859, enfin une 2" medaille en 1861. Unemedaille de 3 a classe lui a etfi ddeornfie pour la gravure en 1863.
1. Elöve de MM. Leborne et L. Cogniet. Prix de Rome en 1857. Me-daille en 1865, 2 e medaille en 1872.