264 PEINTRES ET SCULPTEURS GONTEMPORAINS.
Rosalba. La soeur de Mlle Eva Gonzales expose juste-ment un pastel fort joli, la Plante favorite. G’est unejeune tille arrosant une fleur. On reconnaltra facile—ment dans le pastel la meme figure que eelle du ta-bleau.
Un remarquable portrait de femme, d’une finesse etd’une dldgance tout ä fait säduisantes, c’est le portraitqu’expose M. Amand Laroche 1 , sous le numäro 935.La couleur en est excellente et la pose point cherchäe.C’est une jeune femme debout, vetue de velours noir,et tenant ä la main une branche de lilas. Avec cetagencement trfes-simple, M. Laroche a su faire unportrait charmant et qui mdrite d’ötre loue.
A quoi a pensd M. Ricard 2 , — un maitre, — ennous peignant, sous cette coloration verdätre, M. Paulde Müsset? M. Ricard est un arliste d’un talent rare,mais cette fois il a vu faux, il a vu livide. Ce n’estpoint M. Paul de Müsset, c’est le spectre de M. Paulde Müsset qu’il expose lä. Cette physionomie du ro-mancier,qui rappelle si fort eelle du poele, semhle at-teinte de decomposition. M. Ricard a garde les lignesfort heiles du modele, mais il les a noyöes dans ceton verdätre qui fait involontairement penser — etplus encore que le visage de Gavarni — a la piece la-meuse de l’auteur des Nuits :
Quand aupres de moi vint s’asseoirUn fetranger vetu de noir,
Qui me ressemblait comme un frSre!
Je prüfere de beaucoup ä cette peinture le modeste,mais fort hon portrait de M. Edouard Plouvier parMlle Gomier 3 , un vrai portrait du moins, tres-vivant
1. Elfeve de Drollinget de Wachsmuth.
2. Ricahd (Louis-Gustave), ne a Marseille, vers 1824; 616ve, deM. L. Cogniet. Il a debute au Salon de 1850. On lui doit un grandnombre de portraits. Il a obteau une 2 C mddaille en 1851 et une l reen 1852. — Mort en 1873.
3. BISvs de M. Gosse.