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L’ART FRANQAIS EN 1872.
et parlant (ou plutöt songeant), ou encore celui deM. Wartel, du Thdätre-Lyrique, par M. Sirouv. Lapremiere qualitd pour un portrailiste est de ne pointnous montrer dans un etat maladif le modele qu’il vapourtraicturer. Et, en vdritd, nous avons, pour nousdefigurer, Lien assez de la inaladie elle-möme !
Il y a, a demi cachd, blotli dans un angle du Salon,un petit cadre de M. Ghartran 1 qui represente lecorps de Mgr Darboy exposd en chapelle ardente aupalaisdel’Archevöchd. L’archevequemortn’estpas pluslivide que M. Paul de Müsset vivant. II y a d’ailleursbien des qualitds dans cette petite toile, et le visage duniort, dont la barbe a poussd, grise et entiere sur lesjoues, est peint avec une vigueur singuliere et saisis-sante.
Je signalerai aussi tout particulierement deux por-traits au crayon de M. Paul Plandrin 2 , un portraitd’homine et un portrait de femme. Le dessin est netet franc, large aussi, et de la bonne dcole. Une jolie etseduisante aquarelle, d’un ton un peu dteint, se ren-contre non loin de Iq, c’est un portrait de Mlle M. W...,date de Bruxelles. On sait comment M. Jacquemart 3manie le burin, et nous le retrouverons ä la gra-vure. II a donnd ä l’ddition definitive des Emaux et Ca~mies (Bibliotheque Charpentier) un superbe portraittres-viril de Theophile Gautier. Ici, il est feminin etgracieux. Ce portrait de femme, enleve au bout dupinceau, est des plus vivants et des meilleurs.
M. Laugde 4 ne figure au Salon qu’avec un portrait
1. Eleve de M. Cabanel.
2. Eleve d’Ingres. Medaille de 2" classe en 1839, de l re classe en1847, de 2 e classe en 1848. Deoore en 1852.
3. Ne ä Paris en 1837. Connu surtout comme graveur. Medaille en1864 et en 1866. il a obtenuune medaille de 3 e classe ä 1’Expositionuniverselle de 1867. Decore en 1869.
4. Labgee (D6sire-Francois), ne ä Maromme (Seino-Infbrieure),
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