305
L’ART FRA.NQAIS EN 1872.
certaine impression poignante. La toile, ä mon avis,est beaucoup trop vaste pour un tel sujet, et les che-veux dönouOs jouent un röle trop important dans ledrame, mais il y a läune tentative vers 1a grande pein-ture qui fait comprendre pourquoi le jury a voulu en-courager M. Benner, qui, n6 ä Mulhouse, a awisi eludomicile ä Capri, et se propose, dit-on, de nous en-voyer de lä d’autres 6tudes d'Italie.
M. James Bertrand 1 2 * * . — Deux Ophdlies a la fois,c’est beaucoup. M. Bertrand nous montre Opheliedebout, et d6jä folle, puis OphOlie couchöe et morte,flottant au fil de l’eau. M. Bertrand a voulu renouveleravec ce cadavre allonge, le succes qu’il avait obtenuavec sa Yirginie noyöe. C’est la poösie de la Morgueque M. James Bertrand aime ä nous faire savourer. 11faut de l’ömotion pour tous les gofits. Mais les Oph6-lies de M. Bertrand onl un defaut : eiles ne sont pasle moins du monde les Alles de Shakespeare. La foliede l’Ophdlie debout a 616 etudiee au Conservatoire :eile semble plus manieree que tragique. Quant äl’OphOlie morte, eile est fort Oldgamment dtendue,mais eile fait beaucoup plus songer ä Mlle Niissonqu’ä 1’OphOlie mOine du poete. Je ne puisdonner qu’un61oge restreint ä cet art maladif, et qui s’inspire eter-nellement des noyees cel&bres. De tels cadavres, mal-grO leur gräce livide, ne sont bons ä präsenter qu’unefois.
M. Biard 5 . — M. Biard veut ä la fois nous amuser
1. Eleve de Perin. Medaille de troisleme classe en 1861, rappel en1863, mSdaille en 1869.
2. Biakd (Auguste-Fran?ois), ne ä Lyon, en 1800, eläve de Revoil
et de Richard. 11 a expos6 : les Enfantsperdus dansuneforit (1828);
Concert de Fellahs, Attaque de briyands, les Comidiens ambulants,
le Vent du disert, le Bapteme sous la Ligne, le Branle-bas decombat, le Desert, Duquesne dilivrant les captifs d’Alger; la Ficheaux morses, une Aurore boriale, Gulliver, le Mal de mer, la Boursed Paris, etc., etc.
*