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L’ART FRANQAIS BN 1872.
fait dignes d’eloges. 11 y a une vie singuMre trds-in-tense, d’une vdritd et ä )a fois d’une poesie penetrantesdans cette Ileure de la maree. Ces types lmles depdcheurs, ces vannes emplies de poissons, ce rivage,ces galets; tout est rendu avec un soin et une seduc-tion je ne dirai point tres-pcrsonnellcs , puisque leSouvenir de M. Jules Breton dtreint encore M. Billet,mais trös-remarquables. Voilä un nom de peintrequ’ü faut desormais retenir.
M. Bin 1 . — Un hercule musculeux se dispose ätuerun bydre d’un aspect classique. Comment M. Binappelle—t-il ce tableau? Herakles Teraphonios. 11 faut6tre helleniste, paralt-il, pour comprendre cette pein-ture. Ah! pour l'amour du grec.... 11 y a de solidesqualitds dansla toile de M. Bin. La röche, lescasques,certains accessoires sont fort bien rendus. Mais cetHercule est de brique, et l’hydre, de forme classique,avec sa langue de feu, nous fait sourire.Et dans quelsroseaux en fer cette hydre est-elle tapie ? M. Bin a etdsouvent mieux inspird, quoiqu’il y ait dans son Affütmythologique un reel talent.
M. Christophe Bisschop i est un Hoilandais qui ex-pose deux bons tableaux, un surtout, le Peintre de ber-ceaux. Cela est joli, d’une couleur chaude et d’un tontout ä fait agrdäble.
M. Paul Blanc 1 (eleve de M. Bin), est un des triom-phateurs du dernier Salon. Non pas que tout soit par-fait dans son Enlevement du Palladium , mais il y aune recherche du style et de ce qu’on nomme, en rail-lant, le grand art. Les Grecs arrachcnt de son piddes-tal la statue qui sert de ddfense äTroie. Les mouve-ments de ces ddtrousseurs dpiques sont bien agencös.
t. El&ve de MM. Gosse et L. Cogniet.
2. Eltve de M. A Comte.
3. £16ve de MM. Bin et Cabanel. Prix de Rome en 1867. Medailleen 1870, premi&re medaille en 1872.