327
I/ART FRANgAIS EN 1872.
le repete, a deteint sur M. Machard. Cette toile estcharmante, mais le Narcisse qui se penche vers l’eaupour s’admirer, mais la source qui le contemple,toutse fond dans un paysage humide et indistinct. Etmalgr6 tout, ce tahleau, empreint d’une poesie vrai-ment 6levee , vous söduit, vous retient, vous captive.Ges bleus du vase qui tcint la source, cet iris qui s’6-lance hors du ruisseaü, cet arbre aux branches ele-gantes : tout est ici vraiment Elegant et charmant. II ya un artiste de choix, ä coup sür, dans M. Machard,et surtout s’il consent, pour l’avenir, ä viriliser sapeinture.
M. Maisiat 1 2 3 4 . — Um berge de la Loire, en Touraine,le matin. — Des chardons 6normes s’y marient ä descoquelicots gigantesques. On croirait revoir le Gulli-ver dans les bles, chez les göants, de M. Biard. Cettedtude de fleurs n’en est pas moins remarquable et vi-goureuse.
M. Gaston Melingue 9 . — L ’Huitre et les Plaideurs.— Ce doit ßtre le fils de l’artiste dramatique, peintreet sculpteur remarquable. M. Gaston Melingue a re~nouveld avec esprit un sujet maintes fois traitö, etchose curieuse, il a donn6 ä un de ses plaideurs undes gestes habituels ä Mdlingue, les bras en avant etecartüs.
M. Luc-Olivier Merson 8 . — Saint Edmond,roi d’An-gleterre, martyr. — Bonne toile, un peu mystörieused’aspect; le blason s’y m61e älapietß. C’estde l’art älafois religieux et heraldique. Les chairs du saint sontadmirablement peintes.
M. Mery*. — La Force prime le Droit. — M. Mery est
1. Eleve de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Medailles en 1864 et1867. 2 e medaille en 1872.
2. Eleve de M. L. Cogniet.
3. ElSve de MM. Pils et Chassevent. Frix de Rome en 1869.
4. Eleve de M. J. Beauce. Medaille en 1868.