340 PEINTRES ET SCULPTEURS CONTEMPORAINS.
tableau de moeurs dans unc anecdote; M. Courbet,M. Jules Dupre, M. Gendron, M. Gdrome, M. Hamon,M. Isabey. M. Jadin, M. Jeanron, M. Brandon, M. Leh-mann, combien d’autres encore; M. Mardchal (deMetz), M. Matout, M. Meissonier, M. Millet, M. GustaveMoreau, M. Ch. Müller, trop mdlodramatique parfois,mais souvent saisissant; M. Pils, M. Robert-Fleury etson fils, M. Tassaert, M. Tissot, rdfugid ä Londres;M. Yvou, M. Ziem, n’ont pas expose. C’est lä, on l’a-vouera, une assez considerable et assez glorieusereserve, et la France peut conserver une certaine fiertölorsqu’elle songe que, sur ce terrain de l’art, eile estencore et scra longtemps la souveraine.
Nous avons constatd, au Salon de 1872, l’abscnce decertains artistes d’origine allemande, que Paris avaitaccueillis et fetes comme ses enfants. Geux-lä ne fontplus partie de nos Expositions, et d’ailleurs, en 1867,ils avaient eux-mdmes solennellement renoncd k leurpatrie adoptive pour retourner ä leur pays natal. Voicice que je retrouve, en effet, dans des notes sur 1 'Artau Champ de Mars, notes qui datent de ceite annde1867, oü la France donnait d’une fagon assez tapa-geuse l’hospitalite au inonde.
... « J’ai une simple Observation ä faire, une oudeux avant toutes choses. Pourquoi M. Heilbuth,M. Knaus, M. Schlesinger, deux ou trois autrcs, desAllemands libdres, ont-ils apporte leurs tableaux(quelques-uns tout parisiens) au contingent de l’Alle-magne? Quelle flamme patriotique s’esl rallumee sou-dain en eux? Ils babitent Paris, travaillent ä Paris,exposent ä Paris, ont dtudid sous nos maitres, viventde nos inspirations, portent nos ddcorations et regoi-vent nos mddailles; ils sont aimes ici et honores,adoptes par nous, et, au jour de la lutte, ils Vont of-frir k d’autres qu’ä nous l’appoint de leur talent ou deleurs efforts.