HENRI REGNAULT
Correspondance de Henri Regnault , recueillie et annoldepar M. A. Duparc. — Les livres de MM. H. Cazaliset H. Bailiiere sur H. Regnault.
J’entrais naguere au Luxembourg, dans ce Musee desartisies vivants oü figurent dejä tanl de toiles d’artislesmorts, et je cherchais sur les murailles les oeuvres,acquises par l’Etat, du peintre öclatant de la Salome.Henri Regnault flgure au Luxembourg avec son Por-trait du general Prim et son Exemtion au temps descalifes. Je ne compte pas deux aquarelles, d’un tonpuissant, exposees non loin de lä : une Andalouse, vuede dos, vdtue de noir et piqude, dirait-on, comme unemouche sur le fond blanc du papier, et un Paysan dela Campagne de Rome, solide et räbld, appuyd sur sesjambes comme un lutteur aux jarrets arquds. Cesdeux aquarelles figuraient parmi les plus remarqueesä rexhibilion posthume des oeuvres de Regnault, quaiMalaquais. Ge fut lä surtout que la puissance de tem-pdrament du jeune artiste apparut tout entiäre. Uneteile quantitd de dessins, de projets, d’esquisses, detableaux achevds surprenait dans un homme aussijeune. On pouvait voir par lä quelle facilitd dansl’exdcution jointe ä quel souci de la vörite, ä quelleeonstance dansTdtude,. avait ce Regnault dont quel-