368 PEINTRES ET SGÜLPTEURS CONTEMPORAINS.
les ailes brisöes comme Icare, combien de jeunesgloires qu’on disait certaines ä leurs dCbuts, gisent lä,inanimCs, oublies, disparus, et, ce qui est pis, ridCs,ratatinCs, momifiös.
Eh! sans doute, encore tous ces laurCats n’ont pastenu ce qu’üs promettaient, ce qu’on dtait en droitd’exiger d’eux peut-Ctre. Mais l’dcole est-elle respon-sable aussi de l’avenir et de la destinde de ses CICves?D’ailleurs, et ä la.vCrilC, je vois, en comptant bien»qne la plupart des noms devenus celebres et mörneillustres dans l’histoire encore inachevee de notre Artfrancais contemporain figurent avec honneur sur cesmurailles. Je les cherche et je les retrouve, depuisM. Benouville jusqu’ä M. Lematte. La plupart des lau-rCats duSalonde 1872 sont ici,avecleur premiCre oeuvreofßcielle, leur premiere promesse et leur premiCrecouronne: M. Henner, M. Machard, M. Merson, M. Blan-chard, et combien d’autres! La Thetis aux cheveuxblonds, aux prunelles vcrt de mer de Regnault, appa-rait, comme une vision etrange, parmi ces personna-ges classiques, et les xieux Romains de M. Heim ou deM. Court la regardent etonnes. Encore une fois, l’Ecolede Romen’a pasassure letalent magistral.ätouthommequi a passC par la villa Medicis, mais (et Ce sera sagloire) eile aura contribuö ä maintenir, ä une hauteuroü n’atteint pas l’6tranger,cette peinture francaise, cetart national qui nous assure, sur un point quin’est pasä dddaigner, une superiorild complete, et peut nousfaire dire, comme M. Bersot parlant de l’Ecole nor-male : II y a du moins un coin de France qui va bien!
Les envois de Rome, en 1872, pourront tCmoignerde ce bon etat de l’art francais. Ils ne sont pas nom-breux, ni bien Cclatants; mais ils sont remarquableset choisis. Le malheur est que l’oeuvre capitale, et dontles artistes qui ont passC par Rome disent le plus debien, y aura manquc: c’estla Gloire emportant unjeune